Saturday, December 14, 2013
Enquête Leanergy IndexTM 2013 : La compétitivité énergétique à la portée du secteur agroalimentaire
L’enquête 2013 OKAVANGO a été réalisée sur un échantillon de 266 personnes qui représentent 971 usines couvrant plus de 2,1 milliards d’euros de consommation d’énergie en 2013, soit environ 72 % des consommations du secteur. Les informations ont été recueillies par des visites sur site, des entretiens téléphoniques et une consultation par internet (avec la participation de Premium Contact).Le « Leanergy Index », utilisé dans le cadre de cette enquête, est un outil développé par Okavango- energy. Il permet de réviser les 8 leviers d’influence de la compétitivité énergétique couvrant à la fois les aspects techniques, les aspects d’organisation de production et les aspects financiers. Cette approche permet de placer chaque industriel sur une échelle de maturité énergétique allant jusqu’à une gestion stratégique de l’énergie.Une maturité qui progresse malgré les difficultés économiques du secteurL’enquête OKAVANGO 2013 met en évidence qu’une très large majorité des industriels de l’agroalimentaire du panel interrogé (*) a déjà enclenché des actions de maîtrise de leur consommation énergétique. Seuls 12% ne se déclarent pas encore mobilisés. Pour la plupart, les premiers pas sont donc franchis. 63% ont désigné un référent énergie dans l’organisation, majoritairement le responsable technique / maintenance. 69% ont initié un suivi régulier des consommations par des sous-comptages. 67% ont fait réaliser un diagnostic énergétique et mettent en œuvre les actions techniques les plus évidentes. 52% révisent régulièrement leurs contrats d’achat d’énergie.Jean-Pierre Riche, président d’Okavango déclare : « Nous percevons une amélioration de la maturité énergétique de notre panel d’IAA par rapport aux années précédentes. Elle est notamment due aux actions sans investissement telles que des chasses aux gaspillages, des revues des consignes de production, des remises en question de la conduite des installations. Autrement dit, une approche plus LEAN de l’enjeu énergétique. En effet les leviers liés à la remise à plat des besoins ou à l’amélioration de la conduite d’exploitation sont ceux qui ont le plus progressé ». Sur le levier achat d’énergie, on constate également une montée en compétence et une réorganisation face à la complexité des marchés de l’énergie.Comme on pouvait s’y attendre, les leviers qui nécessitent des moyens structurants, difficiles à mobiliser en période de crise, stagnent ou se dégradent : la R&D pour repenser les procedés de fabrication, les investissements pour moderniser les équipements ou installer des systèmes de récupération d’énergie.La compétitivité énergétique aussi à la portée des PMEL’enquête compare également la maturité des PME et celle des plus grandes entreprises (>50M€ de CA).Sans surprise, les PME sont en moyenne moins avancées dans leur action sur la performance énergétique que les grands groupes. Cependant l’enquête révèle que des PME figurent aussi parmi les 12% des entreprises les plus avancées, malgré des moyens humains et financiers plus faibles que les grandes entreprises pour s’attaquer à leurs enjeux énergétiques. Tous ces industriels ont su dérouler une démarche structurée et systématique sous l’impulsion d’une direction générale très impliquée.Parallèlement, si les actions engagées par la plupart des industriels de l’IAA interrogés vont dans la bonne direction, elles sont chez 72% d’entre eux encore peu structurées au regard des enjeux concernés.Les résultats de l’enquête montrent que la formalisation de la méthode et notamment du plan d’action, l’adhésion de tous les niveaux hiérarchiques et de toutes les fonctions de l’entreprise, la remise en question des habitudes, sont des facteurs à mobiliser pour un management efficace de ses consommations énergétiques, comme ils le furent pour la qualité des produits.Jean-Pierre Riche conclut : « Les enjeux énergétiques à venir nécessitent de mener un travail de transformation en profondeur de tous nos sites industriels pour intégrer la performance énergétique à tous les niveaux comme nous l’avons fait pour la qualité dans les années 80/90. Cette mutation passe par une implication des comités de direction avant même la mobilisation des ressources financières et humaines».Certains ont fait ce choix et peuvent montrer la voie. La compétitivité de l’industrie agroalimentaire passe aussi par-là.(*)Les 31 entreprises du secteur du sucre et de l’amidon (0,8% des entreprises du secteur) qui représentent 33% des consommations de l’IAA ne sont pas intégrées aux résultats du fait de leur très forte spécificité en matière d‘énergie.
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